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GEOSUISSE Verband für Geomatik und Landmanagement: GEOSUISSE Information 3/2017

GEOSUISSE Information 3/2017

 

Rapport annuel du Groupe International (GRI)

Lors de leur assemblée générale 2016 à Berne, les membres de geosuisse ont approuvé une contribution financière supplémentaire au profit des engagements internationaux. Le Groupe International (GRI) est chargé de la coordination des engagements à l'étranger et de l'utilisation ciblée des moyens financiers.

Les auteurs de la présente newsletter souhaitent rendre compte des activités du GRI. Peter Dütschler vous donnera une vue d'ensemble et Daniel Steudler ainsi que Jürg Lüthy vous informeront sur les événements spécifiques.

Nouvelles en provenance de la FIG

La FIG a pris l'initiative de proposer Daniel Steudler en tant que membre d'honneur de la FIG – un geste qui fait l'éloge, parfaitement mérité, de son parcours. Sa candidature a été transmise et elle sera défendue à l'occasion de la prochaine Working Week, à fin mai 2017 à Helsinki, par Petra Hellemann, présidente de geosuisse.

Jusqu'en 2016, Jürg Kaufmann faisait partie des membres de la Task Force FIG nommée "Commission Structures". A ce jour, les mesures qu'elle a proposées visant à accroître l'efficacité de l'organisation par la réduction du nombre des commissions n'ont pas trouvé d'accueil favorable. Le GRI propose Daniel Steudler en qualité de successeur ; il lui suggère d'attendre le moment opportun pour réactiver la discussion sur la réorganisation proposée.

Annual Meeting de la commission 7 de la FIG

Daniel Steudler, au même titre que les délégués de quelque 30 pays, a participé à l'Annual Meeting de la commission 7 de la FIG ; celui-ci se tenait du 24 au 28 octobre 2016 à Coimbra, au Portugal. Ce meeting englobait également la Geoconference de deux jours, rassemblant quelque 100 participants sur le thème « Cadastre 4.0 – Transparency-Participation-Collaboration ».

Peter Dütschler

Contributions de la part de la Suisse

En tant que président du CLGE (comité de liaison des géomètres européens), Maurice Barbieri a également participé à la Geoconference. Sa présentation informait sur la position des géomètres privés au sein des différents pays et elle rendait également compte du système suisse du cadastre au moyen de transparents de la direction fédérale des mensurations cadastrales.

La présentation de Daniel Steudler à la Geoconference portait le titre "Towards the 5th dimension" ; cette thématique reflète avant tout les discussions du Think Tank "Dimension Cadastre" – celui-ci tente de mettre en évidence la direction que pourraient prendre nos cadastres traditionnels. En comparant les différentes présentations, on constate que la direction visée par la Suisse est concordante.

Au sein de la commission 7 de la FIG, Daniel Steudler a présenté la situation actuelle du projet nommé Cadastral Template ; celui-ci se bat pour obtenir les ressources qui font défaut. Le mandat en collaboration avec la University of Melbourne se termine à la fin de l'année et il est encore incertain s'il y aura une suite et comment elle se présenterait. Deux ou trois variantes sont à l'étude ; l'une consiste en la prise en charge future par la Suisse – à condition qu'un certain engagement soit réalisable.

Conclusion pour la GRI

Il est important de participer aux manifestations de la commission 7 de la FIG ; cette dernière est toujours considérée comme le noyau de la FIG, tant sur le plan du sujet que sur le plan des activités et du nombre des participants. La présidente de la FIG était également présente à Coimbra. Un avantage de taille est le réseautage mondial pratiqué par les collègues du métier. Il est frappant de constater que la représentation de la jeune génération fait plutôt défaut au sein de la commission 7. Voici une raison de plus pour nous les Suisses d'encourager également les Young Surveyors de participer.

Réunion annuelle et atelier de travail de la commission 3 de la FIG

Cette année, la réunion annuelle et le workshop de la commission 3 de la FIG se sont tenus conjointement avec le congrès Geomat (association roumaine de géodésie) et de la réunion du EGoS (European Group of Surveyors), du 3 au 5 novembre à Iasi, en Roumanie. Son sujet : "From Value to Quality – bridging the gap for spatial data infrastructure". Elle a attiré environ 150 participants, dont la présidente de la FIG et 30 membres de la commission 3, principalement en provenance d'Europe. Le comité d'organisation a particulièrement favorisé la participation de jeunes professionnels. Le résultat était la participation de quelque 30 "Young Surveyors" à la conférence, venant principalement de Roumanie et de la Moldavie.

Contributions de la Suisse

Jürg Lüthy avait été invité à développer sous forme de keynote son exposé qu'il a tenu à la Working Week de Christchurch. Comme, de l'avis de l'auteur, la qualité de l'infrastructure des géodonnées, telle que nous l'entendons, ne concorde pas avec les technologies et exigences actuelles, un modèle de qualité élargi a été développé pour l'infrastructure des géodonnées, en collaboation avec Christian Kaul (canton de Zürich). L'exposé intitulé "Expanded Data Quality Model for Increased Reliability in Mashed-Up Environments" a rencontré un vif intérêt parmi les participants étant donné que pour de nombreuses structures de géodonnées – même bien développées – l'échange de données et un contrôle de qualité automatique (sur la base d'interlis) sont encore à ses balbutiements. Les participants n'avaient guère conscience non plus que les services de renseignements, tel un cadastre des RDPPF doivent répondre à des exigences accrues en termes d'intégralité, de fiabilité et de précision temporelle.

Conclusions pour le GRI

Les échanges professionnels avec les représentants des différents pays est chaque fois un nouvel enrichissement. En plus, la participation des Young Surveyors nous permet de gagner une vue plus pertinente de la formation dans d'autres pays. Qui sait – serait-ce l'opportunité de profiter du potentiel de professionnels appropriés également pour la Suisse ? En tout état de cause, la motivation des jeunes gens pour profiter de très bonnes études et pour apprendre d'autres langues étrangères est très élevée.

Pour l'année 2017, les activités suivantes sont prévues au niveau du GRI
  • FIG-Working Week à Helsinki du 29 mai au 2 juin 2017 : notre objectif est une participation suisse comptant au moins 4 représentants. Nous espérons que Daniel Steudler sera élu membre d'honneur de la FIG.
  • Commission 7 de la FIG comportant l'Annual Meeting en Colombie.
  • Commission 3 de la FIG comportant l'Annual Meeting à Lisbonne.
  • Rencontre avec le président DACH à l'INTERGEO, journée allemande de la géodésie du 26 au 28 septembre 2017 à Berlin.
  • Participation de jeunes géomètres au Young Surveyors' Summercamp. Nous partons de l'hypothèse de pouvoir soutenir les jeunes participants par une contribution financière de sponsors.
  • Grâce à Maurice Barbieri en tant que président du CLGE, nous disposons d'un représentant engagé au sein de l'un des organes les plus importants.

Le Groupe International ne se distinguera pas par la seule participation aux séances mais elle s'occupera activement et de manière ciblée de la promotion et de la coordination d'activités à l'étranger, afin d'augmenter avec efficacité notre présence au niveau international.

Peter Dütschler, responsable du Groupe International

 

Description détaillée du Groupe International : la Geoconférence et l'Annual Meeting de la commission 7 de la FIG

La réunion annuelle de la commission 7 de la FIG a eu lieu du 24 au 28 octobre 2016 dans la ville de Coimbra, un site historique d'une beauté toute particulière, en présence de délégués de quelque 30 pays. Ce meeting englobait également la Geoconference de deux jours ayant pour thème : "Cadastre 4.0 – Transparency-Participation-Collaboration". Elle rassemblait quelque 100 participants.

La journée de la clôture, la manifestation était enrichie par une excursion technique dans la vallée de Douro et à Porto. Les participants ont assisté à la présentation d'un cadastre permettant la définition annuelle de contingentements de production pour les vins de Porto.

Affaires en cours de la commission 7 de la FIG

Le premier jour, la commission 7 de la FIG a débuté son programme en présentant la situation actuelle des affaires en cours de quatre groupes de travail :

  • WG7.1 (Chrit Lemmen) – Fit-For-Purpose Land Adminstration : Global Agenda 2030, SDGs, LUP journal issue on LADM in Dec. 2015, creation of an OGC Land Administration Domain Working Group à OGC event in Delft in March 2017;
  • WG7.2 (Daniel Paez) – Land Management in Climate Change and Pre- and Post-Disaster Areas: land is about people, people-land relationship is unique for each culture, conflicts are about land, climate change, disaster management;
  • WG7.3 (Robin McLaren) – Crowdsourcing of Land Rights: call for participation;
  • WG7.4 (Conrad Tang) – Citizen Cadastre: changing forms of land tenure, changing land policy by governments, security of tenure, 3D cadastre.

La première journée était complétée par des "country reports". La présentation était faite par des délégués qui sont nouveaux en qualité de membres de la commission 7 ou qui étaient à même de présenter des nouvelles particulières de leur pays.

La deuxième journée comprenait les sujets et activités suivants :

  • Les 4 groupes de travail ont discuté leurs thématiques sous forme de break-out sessions ;
  • Le statut du projet "Cadastral Template" a été présenté et discuté (voir ci-dessous au sujet des contributions suisses) ;
  • Sous la direction de David Mitchell, un bref atelier de travail intitulé "International curriculum on responsible Land Administration" a eu lieu ; son objectif est la mise sur pied d'un réseau d'instituts de formation favorisant les échanges réciproques.

D'autres nouvelles de la commission 7 :

  • Le meeting annuel 2017 aura lieu à Cartagena, en Colombie, vers la fin novembre 2017

Sujets principaux de la Geoconference

Au début de la Geoconference, il y a eu une présentation du cadastre portugais qui, au jour d'aujourd'hui, ne couvre qu'environ un tiers du territoire. Un cadastre intégral existe surtout à Lisbonne et à Porto et – pour des raisons de prospérité – dans la vallée de Douro. Le progrès est lent dans les autres régions, en raison de difficultés d'ordre financier et politique. La mise sur pied d'une structure nationale des géodonnées a débuté, mais accuse également un retard.

Une contribution de la Norvège a mis en évidence la problématique d'un cadastre sans standards de qualité. Dans ce pays, il est du ressort des communes de procéder à la mensuration des parcelles, sur demande des propriétaires fonciers. Le personnel de mensuration chargé de ces tâches n'est pas au bénéfice d'une formation sanctionnée par un diplôme respectif, d'où des erreurs assez fréquentes. Les situations comportant des lacunes et un manque de précision déclenchent relativement souvent des litiges concernant les limites dont se charge des instances appelées "Boundary Courts". Un changement de la situation n'est pas en vue car ces tribunaux ont un certain intérêt à ce que le statut quo perdure.

En Mozambique, un pays vingt fois la taille de la Suisse, un nouveau registre foncier pour environ 5 millions de parcelles pour 4'000 communes est en train de voir le jour. Le problème principal est le fait qu'il existe déjà plusieurs registres qui sont partiellement contradictoires. Une centralisation des données est en cours d'étude, mais elle rencontre des difficultés en raison des voies de communication qui sont compliquées.

Une contribution émanant d'Estonie témoigne d'une situation moderne du cadastre et de la structure des géoinformations. Ce pays dispose d'une situation très avancée en matière de numérisation de ses données et prestations de service. Un portail exhaustif comportant toutes les informations nous a été présenté (http://geoportaal.maaamet.ee/eng/).

Une contribution en provenance de la République tchèque a mis en évidence qu'une solution informatique centralisée, couvrant le pays entier, permet de répondre de manière efficace aux besoins et souhaits des clients, ce qui renforce la confiance dans le système cadastral.

En Colombie, c'est la solution des raisons principales de l'existence de la guerre civile qui est au centre des préoccupations, à savoir le rétablissement et la documentation de la répartition de la fortune en matière de propriété foncière. La contribution a mis en évidence l'importance de la discussion avec les habitants locaux qui sont en principe ceux qui connaissent au mieux la situation. Il en découle également l'importance du fait que l'adage "fit-for-purpose" doit comprendre un "fit-for-people".

La discussion finale est arrivée à la conclusion que les personnes chargées de la mensuration sont souvent victimes de leur manière d'apprécier les choses et des méthodes auxquelles ils ont recours, perdant souvent de vue la raison d'être principale des mensurations cadastrales. Souvent, une simple liste est dressée, mentionnant ce qui n'est pas réalisable pour telle ou telle raison. Or, le véritable but d'une mensuration cadastrale est d'établir et de garantir la sécurité en matière de propriété foncière, de manière aussi rapide et économique que possible, la situation juste au centimètre près n'est que de moindre importance. Il s'agit de trouver des solutions innovantes, possibles au jour d'aujourd'hui grâce à une panoplie d'instruments techniques qui sont à notre disposition.

En plus, l'impression prévalait que les gens de la mensuration sont des technocrates, pas toujours bien préparés à entamer un dialogue avec les politiciens et les décideurs. Il serait judicieux de disposer d'un argumentaire universel pour souligner les avantages économiques et sociaux d'un cadastre. La procédure "fit-for-purpose" est une aide, certes, mais elle est insuffisante. On doit pouvoir être à même d'illustrer que la mise sur pied d'un cadastre est effectivement relativement onéreuse, mais que le bénéfice ultérieur qui en découle vaut son pesant d'or.

Contributions de la Suisse

En tant que présiden du CLGE, Maurice Barbieri a également participé à la Geoconference. Sa présentation informait sur la position des géomètres privés au sein des différents pays et elle rendait également compte du système suisse du cadastre au moyen de transparents de la direction fédérale des mensurations cadastrales.

La présentation de l'auteur à la Geoconference portait le titre "Towards the 5th dimension" ; cette thématique reflète avant tout les discussions du Think Tank "Dimension Cadastre" – celui-ci tente de mettre en évidence la direction que pourraient prendre nos cadastres traditionnels. En comparant d'autres présentations, on constate que la direction visée par la Suisse est concordante.

Au sein de la commission 7 de la FIG, l'auteur a présenté la situation actuelle du projet nommé Cadastral Template ; celui-ci se bat pour obtenir les ressources qui font défaut. Le mandat en collaboration avec la University of Melbourne prend fin à la fin de l'année et il est encore incertain s'il y aura une suite et comment elle pourrait se présenter. Deux ou trois variantes sont à l'étude ; l'une consiste en la prise en charge future par la Suisse – à condition qu'un certain engagement soit réalisable.

Bilan du point de vue de la Suisse

S'agissant de la thématique, le travail du think tank vise la bonne direction. Notre travail est apprécié et nous sommes reconnus en tant que professionnels dont l'esprit devance notre temps. Or, il ne sera possible de maintenir cette position que moyennant des progrès nouveaux et continus.

Sur le plan conceptuel, la mensuration officielle en Suisse occupe avec d'autres pays une place à la pointe du progrès ; or, de nombreux pays au bénéfice d'une organisation centralisée nous devancent, et de loin, en matière de flexibilité et de mode de pensée du point de vue des clients. La raison principale en est le fait qu'un seul décideur pondère plus fortement la perspective des clients et que les résultats sont mieux visibles – pour rappel, la Suisse a 26 + 1 décideurs.

Quant à la Suisse, swisstopo pourrait, en soutenant davantage le Cadastral Templates à l'avenir, fournir une contribution plus importante et devenir ainsi plus visible.

Bilan quant à la commission 7 : La taille du groupe principal fournissant effectivement des contributions à l'attention de la commission ne cesse de se réduire. L'impression prévaut que, en adoptant une vision internationale, le cadastre en tant que sujet – et par voie de conséquence la commission 7 de la FIG – sont de plus en plus marqués par les Pays-Bas. On remarque également que la part des délégués faisant du "tourisme" a une tendance à s'accroître ce qui laisse songeur pour l'avenir ; toutefois, il convient de reconnaître que ces "touristes" participent au financement.

Conclusion pour la GRI : Il est important de participer aux manifestations de la commission 7 de la FIG ; cette dernière est toujours considéré comme le noyau de la FIG, tant sur le plan du sujet que sur le plan des activités et du nombre des participants. La présidente de la FIG était également présente à Coimbra. Un avantage de taille est le réseautage mondial pratiqué par les collègues du métier. Il est frappant de constater que la représentation de la jeune génération fait plutôt défaut au sein de la commission 7. Voici une raison de plus pour nous les Suisses d'encourager également les Young Surveyors de participer.

Daniel Steudler

 

Les cas particuliers du Groupe International

Cette année, la réunion annuelle et le workshop de la commission 3 de la FIG se sont tenus conjointement avec le congrès Geomat (association roumaine de géodésie) et de la réunion du EGoS (European Group of Surveyors), du 3 au 5 novembre à Iasi, en Roumanie. Son sujet : "From Value to Quality – bridging the gap for spatial data infrastructure". Grâce à la coopération des différents prestataires, quelque 150 participants étaient présents, dont quelque 20 membres de la commission 3, principalement en provenance d'Europe. La présidente de la FIG, Chryssie Potsiou, a participé au sein de "sa" commission, comme le veut la tradition. Comme pour certaines autres manifestations de la FIG, le comité d'organisation a particulièrement favorisé la participation de jeunes professionnels. Le résultat était la participation de quelque 30 "Young Surveyors" à la conférence, venant principalement de Roumanie et de la Moldavie.

Affaires en cours de la commission 3 de la FIG

Outre les sessions techniques, un seul meeting de la commission présentait une vue d'ensemble des sujets d'actualité :

  • WG3.1 (Hartwig Müller) – SIM Infrastructure, ayant pour thème l'intégration des données, l'exploitation des structures des géodonnées et les exigences en termes de qualité.
  • WG3.2 (Ioannidis Charalabos) – Technical aspects of SIM, mettant l'accent sur les algorithmes d'obtention et d'exploitation des données (aspects 3D/4D) ;
  • WG3.3 (Peter van Oosterom) – 3D Cadastre, (Working Group commune avec la commission 7) : Le groupe s'occupe de différents aspects nécessaires à la conception et la mise en œuvre de cadastres 3D, mais elle agit en dehors de la commission 3 (cf. également http://3dathens2016.gr/site/)
  • WG3.4 (Sagi Daylot) – Crowdsourcing and VGI supporting SDI: Quel rôle peuvent jouer "Crouwdsourcing" et "Volunteered Geographic Information (Open Street Map…) dans les infrastructures de géodonnées publiques ? Une publication FIG traitant ce sujet est en cours d'élaboration ; elle devrait être présentée à l'occasion de la Working Week en 2017.

D'autres nouvelles en provenance de la commission 3 :

  • La rencontre 2017 aura probablement lieu à Lisbonne vers la mi-novembre. Enrico Rispoli, responsable de la commission, m'a demandé si le meeting 2018 pourrait avoir lieu en Suisse. A titre personnel, je suis en faveur d'une manifestation en Suisse ; elle serait indiquée si d'une part, le GRI y est favorable et si, d'autre part, elle peut être combinée avec d'autres manifestations, par exemple la journée de la géomatique / GIS Day.

Sessions techniques

Durant les différentes sessions techniques, des sujets très divers ont été discutés :

  • Modèles de bâtiments / 3D
  • Property Market / affordable housing (sujets mis en avance tout particulièrement par C. Potsiou)
  • Algorithmes pour le traitement de données (différents sujets et variantes)
  • Crowd sourcing
  • SDI

Des collègues d'Israël, de la Grèce et de l'Allemagne profitent des meetings de la commission 3 pour la publication de papiers académiques concernant un processus de Peer-Review. Les présentations de ces contributions témoignent d'un degré d'innovation et d'une qualité remarquables. Les autres publications ont plutôt un caractère de contributions issues de la pratique – la qualité des présentations est très variable. En revanche, les discussions en rapport avec ces présentations sont fort intéressantes. Etant donné que – contrairement aux Working Weeks de la FIG – les plages horaires sont généreuses, il reste du temps à disposition pour des échanges sur nos préoccupations professionnelles.

Contributions de la Suisse

L'auteur avait été invité à développer sous forme de keynote son exposé qu'il a tenu à la Working Week de Christchurch. Comme, de l'avis de l'auteur, la qualité de l'infrastructure des géodonnées, telle que nous l'entendons, ne concorde pas avec les technologies et exigences actuelles, un modèle de qualité élargi a été développé pour l'infrastructure des géodonnées, en collaboation avec Christian Kaul (canton de Zürich). L'exposé intitulé "Expanded Data Quality Model for Increased Reliability in Mashed-Up Environments" a rencontré un vif intérêt parmi les participants étant donné que pour de nombreuses structures de géodonnées – même bien développées – l'échange de données et un contrôle de qualité automatique (sur la base d'interlis) sont encore à ses balbutiements. Les participants n'avaient guère conscience non plus que les services de renseignements, tel un cadastre des RDPPF doivent répondre à des exigences accrues en termes d'intégralité, de fiabilité et de précision temporelle.

Bilan du point de vue de la Suisse

L'analyse des exposés et des discussions nous permet de conclure que bien des pays sont occupés à la résolution de problèmes pour lesquels la Suisse, en ce qui concerne la mise à disposition de géodonnées, l'harmonisation et l'assurance qualité est bien positionnée. En revanche, les quelques rares mentions des cadastres 3D et de BIM révèlent que nous ne sommes pas au top dans tous les domaines et que nous devrions nous familiariser plus vite avec des sujets nouveaux afin de tirer profit le plus rapidement possible de ces programmes.  

Ce qui frappe en plus, c'est le petit nombre de géomaticiens que nous formons tout particulièrement aux échelons hautes écoles spécialisées et écoles polytechniques, par comparaison à d'autres pays. Dans ce domaine, même les chiffres relatifs, par exemple en provenance de l'Allemagne (sans les hautes écoles spécialisées) sont nettement en notre défaveur. L'auteur est donc d'avis que nous devrions soigner activement, voire intensifier nos contacts existants dans la région DACH (entre autres pour "Arbeitsplatz Erde") et ceux avec le "Young Surveyors' Network".

Bilan par rapport à la commission 3 : Le travail au sein de la commission est principalement alimenté par les contributions en provenance d'Israël, de la Grèce, d'Italie et d'Allemagne. De nombreux pays ne disposent apparemment pas de ressources financières suffisantes pour se permettre une représentation permanente, voire une participation active. Toutefois, les lieux des manifestations qui changent sont une opportunité pour les associations locales et leur relève de participer et de s'y engager activement. La Roumanie souhaite, pour continuer à promouvoir cette classe socio-professionnelle, accueillir la commission 7 durant l'année prochaine. Espérons que cette initiative servira de modèle pour d'autres pays. Contrairement à la commission 7, pratiquement toutes les personnes présentes ont fourni une contribution active et la part des "touristes" est négligeable. Pour les manifestations futures, il est prévu d'organiser, hormis les exposés professionnels, davantage de Round Tables et de "Hands-On Trainings". A une telle occasion, les représentants suisses pourraient expliquer par le menu un sujet, par exemple, les mécanismes Interlis.

Conclusions pour le GRI : Les échanges professionnels avec les représentants des différents pays est chaque fois un nouvel enrichissement. En plus, la participation des Young Surveyors nous permet de gagner une vue plus pertinente de la formation dans d'autres pays. Qui sait – serait-ce l'opportunité de profiter du potentiel de professionnels appropriés également pour la Suisse ? En tout état de cause, la motivation des jeunes gens pour profiter de très bonnes études et pour apprendre d'autres langues étrangères est très élevée.

Jürg Lüthy